Lézard vivipare

Zootoca vivipara vivipara (Lichtenstein, 1823)


  • 1
    observation

  • 1
    commune

  • 3
    observateurs

  • Première observation
    2020

  • Dernière observation
    2020
Berroneau Matthieu - Meresse Noam - Prevost Anthony

Informations sur l'espèce

Le Lézard vivipare se différencie du Lézard des murailles par ses proportions différentes : il est trapu, sa tête et sa queue sont plus courtes et épaisses, et ses pattes sont plus petites. Il est brun, roux ou gris. Ses flancs sont sombres, longés par des lignes claires chez la femelle plus particulièrement et des lignes discontinues ou des ocelles chez le mâle. La face ventrale est orangée ou jaunâtre parfois tachée de noir. Il porte un collier d’aspect perlé dont le bord inférieur est dentelé. Les jeunes sont souvent très sombres, avec une queue présentant des reflets bleu métallique. En comparaison avec le Lézard des murailles, les écailles dorsales sont plus grandes et moins nombreuses avec un aspect caréné. Longueur totale : 18 cm max., longueur museau cloaque : 7 cm.
Contrairement aux autres « lézards gris » qui sont préférentiellement associés aux substrats rocheux, le Lézard vivipare affectionne les milieux herbacés denses. En plaine, il est présent dans les zones humides type landes humides, tourbières, lagunes et cariçaies. En altitude, il peut se rencontrer dans tous types de milieux, même si la présence d’humidité est toujours appréciée. Le Lézard vivipare est une espèce plutôt lente et adaptée au froid, qui fuit par trajectoires sinueuses en s’enfonçant dans la végétation (par exemple dans les touradons) ou dans l’eau. Selon les sous-espèces, le Lézard vivipare est ovipare (sous-espèce Z. v. vivipara) ou ovipare (sous-espèce Z. v. louislantzi). Sa période d’activité s’étend de mars à octobre, les mâles sortent plus tôt que les femelles. Les accouplements ont lieu au printemps et la mise-bas entre début juillet et mi-août (5 à 6 jeunes). Les femelles ovipares déposent leur ponte au sol sous la végétation (1 à 13 œufs) de début juin à mi-juillet. La maturité sexuelle est atteinte au cours de la deuxième année.
Le Lézard vivipare est une espèce à très large distribution : il couvre l’ensemble du continent eurasien depuis l’Atlantique jusqu’au Pacifique. C’est le lézard le plus nordique au monde (on le rencontre au nord de la Norvège). Au sud, il est absent des zones méditerranéennes : sud de l’Espagne, sud de l’Italie, Grèce. En France, il est absent d’un axe centre-ouest sud-est ainsi que de la zone méditerranéenne et de la Corse. Les populations du massif landais et des Pyrénées appartiennent à la sous-espèce Zootoca v. louislantzi.
A priori peu menacé en montagne actuellement, il souffre partout en plaine de la disparition de ses habitats (drainage, disparition des lagunes et des landes humides, plantation de résineux) et du changement climatique, défavorable à cette espèce d'affinité climatique fraîche.
Non renseignée pour le moment
Lacerta vivipara pannonica Lac & Kluch, 1968 | Lacerta vivipara vivipara Jacquin, 1787 | Zootoca vivipara pannonica (Lac & Kluch, 1968) |

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles